Dans l’évangile, de ce dimanche, les scribes et les pharisiens tendent un piège à Jésus.
Ils lui amènent une femme qui a enfreint la Loi.
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? » (Jn 8, 4-5)

Les accusateurs ne mentionnent qu’une partie de la Loi de Moïse, car la loi prévoit la peine capitale pour l’homme et la femme qui commettent l’adultère, puisque les deux sont coupables;
mais eux, ils n’amènent que la femme pour la juger.

En posant cette question à Jésus : « Et toi, que dis-tu ? », ils veulent le piéger.

Si Jésus ne condamne pas la femme, il se prononce contre la Loi et il a affirmé :
« Je ne suis pas venu abolir la Loi ou les Prophètes, mais accomplir » (Mt 5,17)
S’il la condamne, il va à l’encontre de la miséricorde de Dieu qu’il prêche et renie ses propres paroles: « Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. » (Mt 9,13).

En fait, c’est Jésus qu’ils jugent, ils le placent devant un dilemme afin de pouvoir le confondre et le condamner. Jésus ne répond pas immédiatement, il se baisse et du doigt il écrit sur le sol.

Comme ils continuent à l’interroger, Jésus se relève et leur donne une réponse inattendue :

Jésus les renvoie à eux-mêmes, il les laisse à leur propre conscience :
 « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. » (Jn 8, 7)

Puis, Jésus se baisse à nouveau et il continue d’écrire sur le sol, leur laissant ainsi le temps de faire leur choix. Alors, ils partent tous, un par un en commençant par les plus âgés.

Après avoir entendu la réponse de Jésus, ils ont vite compris que chacun d’eux est pécheur et a besoin de pardon, alors ils estiment qu’il est préférable pour eux de mettre fin à cette confrontation.

La femme, encore au milieu de la place, se retrouve seule avec Jésus.
Elle est très étonnée de constater que personne ne l’a condamnée.
Jésus démontre de la compassion pour cette pauvre femme humiliée, il lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus ».  (Jn 8, 11 )

Jésus n’approuve pas son péché, mais il ne la condamne pas.
Il lui témoigne de la miséricorde et lui révèle la tendresse du Père qui accueille le pécheur et lui pardonne. Jésus est vraiment venu accomplir la loi, au lieu de punir par la mort, il pardonne.
Il sait que le pécheur vaut plus que sa faute et que le pardon lui permettra de se tourner vers l’avenir et de grandir.

C’est un pardon porteur de vie et d’espoir!

Dieu de Pardon, et Dieu d’Amour,
Si grande est ta « Miséricorde ».
Dieu de Pardon, et Dieu d’Amour.
Tu sauras nous montrer le jour.   (Jean-Claude Gianadda)

Micheline Vaillancourt Gagnon – 5e dimanche du Carême – Évangile (Jn 8, 1-11)    3 avril 2022 

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