Aujourd’hui, on commence par une citation :

«C’est l’amour de Dieu qui fait qu’on accepte de changer pour les autres. C’est l’amour de soi qui fait qu’on refuse de changer pour les autres».

Et je trouvais qu’elle allait bien avec la fête des saints martyrs canadiens.

J’aimerais qu’on s’inspire de ce qu’ils ont fait dans leur temps, pour nous donner des pistes dans notre mission aujourd’hui.

Alors qu’est-ce qu’ils ont-ils fait de spécial? Qu’est-ce qui les a poussés à faire cette folie-là d’aller jusqu’à mourir pour faire connaître Jésus?

La première réponse qui me vient : Je pense qu’ils sont tombés en amour…

Ils sont tombés en amour…

  • avec un peuple qu’ils ne connaissaient pas,
  • qu’ils n’avaient jamais vu
  • et pour ce peuple, ils ont décidé de quitter leur confort et de se « taper » une croisière de plusieurs semaines sur un bateau pas plus gros qu’une coquille de noix, perdu dans l’océan, dans des conditions extrêmes!

Ils auraient bien pu demeurer dans leur monastère en Europe.

Mais une force les poussait. C’était plus fort qu’eux. L’amour les poussait.

Alors ils sont arrivés ici.

  • Ils ont commencé par apprendre la langue du peuple (ils ont fait un dictionnaire)
  • Ils ont appris à manger comme eux : il parait que pour St-Jean-de-Brébeuf, ce fut la chose la plus difficile de s’adapter à la nourriture locale. Son estomac n’y parvenait pas!
  • Ils ont pris le temps de s’approcher, tout doucement, comme pour s’apprivoiser les uns les autres. Tu sais quand tu tombes en amour? Tu veux apprendre à connaître l’autre personne, tu t’intéresses à elle. Et un jour tu l’aimes tellement que tu lui dis que tu serais prêt à mourir d’amour pour elle.

C’est ce qu’ils ont fait : ils sont allés jusqu’au bout de l’amour!

Mais cela aurait pu se passer bien autrement…

Il me semble que je les entends discuter entre eux :

– «Hé! les gars, c’est bien trop risqué d’aller dans le Nouveau Monde! Il y a des barbares là-bas! Si tu voyais leurs costumes : ils ont des tatous, des « piercings », des cheveux « droits sur la tête ». Ils sont peinturés de toutes sortes de couleurs. Ils parlent une langue qu’on ne connaît pas.»

Imagine si la peur les avait pris… On n’aurait peut-être jamais entendu parler de Jésus au Québec!

D’après toi si les saints martyrs canadiens revenaient dans nos paroisses aujourd’hui, qu’est-ce qu’ils feraient?

Ils nous diraient peut-être ceci :

«Regarde le monde alentour de toi : ils ne sont pas «bizarres», ce ne sont pas des «barbares» ce sont des enfants de Dieu! Ils ont le droit d’entendre parler de leur Père du ciel! Ils ont le droit de savoir que leur Papa les aime à la folie et qu’il veut partager son bonheur et sa joie avec eux!»

Alors qu’est-ce qu’on décide aujourd’hui? On reste bien installé dans notre confort, nos habitudes, notre routine, notre petit train-train ou on sort de nos églises, on apprend le langage du monde, on s’adapte à ses goûts, ses styles de musique, sa manière de parler, on va sur son terrain, on essaye de rendre service, on devient amis, et quand on sent que c’est le bon temps, on ose lui parler de notre plus grand bonheur : Jésus! Parce qui a seulement Jésus qui mérite qu’on lui donne toute notre vie, parce qu’il est la vraie Vie!

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