Comme nous l’avons vu dans l’évangile de dimanche dernier, les gens de Nazareth sont surpris d’entendre Jésus parler avec une si grande sagesse, lui qui est un des leurs, le fils de Joseph le charpentier.
Quel étonnement aussi pour eux d’apprendre tout ce que Jésus a réalisé à Capharnaüm : enseignement, exorcismes, guérisons… Les juifs de Nazareth se questionnent « Pourquoi à Capharnaüm et pas chez nous? »

Jésus s’attend à ce que l’assemblée de la synagogue lui demande de réaliser chez lui les merveilles qu’il a réalisées à Capharnaüm, mais il perçoit leur hostilité envers lui, alors il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : “Médecin, guéris-toi toi-même”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm ; fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !” » (Lc 4, 23).
Ayant cité l’expérience d’Élie et d’Élisée, prophètes de l’Ancien Testament, Jésus ajoute :
« Je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. » (Lc 4, 24).

« À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. » (Lc 4, 28-29).
En lisant ces deux versets, nous nous attendons à ce que la foule en colère précipite Jésus au bas de la falaise, mais nous lisons par la suite:
« Lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. » (Lc 4, 30).
Saint-Jean dira : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu.» (Jn 1,11)

Ayant constaté l’aveuglement, l’hostilité et le manque de foi des gens de Nazareth, Jésus se dirige vers Capharnaüm où il va poursuivre sa mission.
Comme nous l’avons vu dimanche dernier, Jésus est venu annoncer lʼannée de grâce du Seigneur, il est venu révéler la Bonne nouvelle de l’amour du Père et le salut pour tous les humains.

Le défi de sa mission est de susciter la foi qui permet de le reconnaître comme Fils de Dieu.
L’amour du Père et le salut apporté par Jésus sont gratuits, mais ils ne nous sont pas imposés.
Au temps de Jésus comme aujourd’hui, chacun possède la liberté d’ouvrir son cœur à l’Amour de Dieu et d’accueillir le salut qui nous est offert gratuitement en Jésus Sauveur.

Jésus est venu pour les pauvres, les petits, les malades, les prisonniers c’est-à-dire pour ceux qui éprouvent un manque et qui reconnaissent avoir besoin d’être sauvés.
Heureux sont ceux qui reconnaissent Jésus, Fils de Dieu et qui ont choisi de marcher à sa suite!

 Esprit-Saint, délivre-moi de l’aveuglement qui peut m’empêcher de reconnaître la véritable nature de Jésus.Tu sais comme j’ai soif d’amour, donne-moi d’ouvrir mon cœur à l’Amour infini de du Père. Aide-moi à reconnaître humblement mes limites, mes pauvretés, mes faiblesses afin que je puisse accueillir le salut apporté par Jésus. Amen

 

Micheline Vaillancourt Gagnon 4ee dim. Temps ord. C – Évangile Lc 4, 21-30  30 janvier 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                            

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