Nous vivons tous des tempêtes dans notre vie personnelle, dans notre vie de couple, de parent, de travailleur, de citoyen, de croyant. Parfois, ce sont de violentes tempêtes comme celle de la pandémie que nous vivons depuis 15 mois. Un grand vent s’est levé sur toute la planète, tous les peuples sont atteints par la violente tempête de la Covid-19.

 

Particulièrement cette année, nous nous retrouvons très bien dans le vécu des apôtres qui eux aussi affrontent une violente tempête, ils sont même au bord de la noyade :

« Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. » (Mc 4, 37).

 

Dans la tempête, nous nous sentons menacés. L’inquiétude, l’incompréhension, la peur,

la panique s’emparent de nous. Nous découvrons notre vulnérabilité, notre fragilité.

Notre foi en Dieu peut parfois atteindre sa limite. C’est alors que nous appelons à l’aide.

Notre prière se fait fervente et insistante. Nous crions vers lui :  « Au secours, je me noie ! »

Comme les apôtres, nous avons quand même foi en Jésus puisque nous lui demandons de l’aide. Nous croyons qu’il peut nous sauver, puisque nous l’appelons à notre secours.

Nous prions, mais rien ne se passe, nous avons l’impression que Jésus dort, qu’il ne se soucie pas de notre désarroi. Nous éprouvons la douloureuse sensation de son absence, nous nous sentons abandonnés. Comme les apôtres, nous pensons que Jésus est indifférent à notre détresse.

« Jésus dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent :

« Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (Mc 4, 38)

 

Au cœur de la tempête, notre foi peut être ébranlée, peut-être même qu’il nous est arrivé de douter de l’existence de Dieu… Nous nous questionnons :

Comment Dieu peut-il permettre une telle catastrophe sans intervenir ? Où est-il ? Que fait-il ?

Cependant, son absence n’est qu’une impression, car Jésus est bien là avec nous au cœur de la tempête comme il était là dans la barque avec ses apôtres : « Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : “Silence, tais-toi !» Le vent tomba et il se fit un grand calme. » (Mc 4, 39).

Jésus a sauvé les apôtres de la tempête, ayons confiance, il ne nous abandonnera pas.

 

Les paroles de Jésus aux apôtres s’adressent aussi à nous :

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (Mc 4, 40).

 

Parce que nous sommes humains, il nous arrive de douter de la présence de Dieu au cœur de nos tempêtes. Comme les apôtres, nous avons besoin nous aussi de manifestations sensibles pour avoir une foi inconditionnelle en Jésus.

C’est facile d’avoir confiance quand tout va bien dans nos vies, quand la mer est calme ; mais quand survient la tempête, Jésus nous invite à grandir dans notre foi, il nous demande une confiance absolue en sa présence indéfectible malgré son apparente absence.

 

Jésus a donné sa vie pour nous ! Comment pourrait-il nous abandonner ?

 

Micheline Vaillancourt Gagnon  Évangile (Mc 4, 35-41) -12e Dimanche du temps ordinaire – 20 juin 2021