De quoi as-tu faim?
Eux, ils ont faim de la Parole

En lisant ce récit, je constate que les gens écoutent Jésus parler et qu’ils ne voient pas le temps passer. Ils sont tellement émerveillés par la Parole de Jésus, que l’heure du souper arrive, le soir tombe, mais les gens continuent d’écouter Jésus parler.
L’adage « Ventre affamé n’a point d’oreilles » ne semble pas s’appliquer à eux.
Je me dis que la Parole de Jésus doit combler leur faim d’amour et de bonheur pour les captiver ainsi. 

De tout temps, l’être humain n’a pas seulement faim de pain. Il est habité de faims psychologiques et spirituelles. Il a faim d’accueil, d’écoute, d’amour, d’amitié, de tendresse, de compassion, de pardon, de miséricorde, de liberté …
Seul Dieu peut combler nos faims spirituelles et Jésus nous apporte cette nourriture dans sa Parole et son Pain eucharistique.

Dans le récit d’aujourd’hui, il y a une foule à nourrir. Jésus dit à ses apôtres :
« Donnez-leur vous-même à manger. » Il confie la responsabilité de nourrir la foule à eux qui n’ont que cinq pains et deux poissons. Avec leur peu, Jésus va agir, mais il demande l’implication de ses disciples. Avec le peu que possèdent les disciples, Jésus va réaliser l’abondance, même la surabondance!

Comme à ses disciples, Jésus nous demande de nous impliquer. Nous aussi nous sommes appelés à nourrir les nombreuses faims de nos frères, mais nous nous sentons bien démunis devant cette mission, nous nous en sentons souvent incapables.

Comme le dit si bien Normand Provencher :
« Devant les défis actuels de la mission en Église, nous avons souvent l’impression que nous sommes devenus incapables de répondre aux faims de nos contemporains. Nous oublions alors que Jésus est toujours avec nous et qu’il nous confie la responsabilité de leur donner nous-mêmes à manger. Avec nos « cinq pains « et nos « deux poissons, il peut nourrir la foule nombreuse des affamés d’aujourd’hui. » (Normand Provencher – extrait de « À partir de peu » – Prions en Église – Édition mensuelle vol. 34 no. 6)

Même si nous n’avons que peu à offrir, mettons notre confiance en Jésus et soyons assurés qu’avec Lui ce sera la surabondance!
Peut-être nous faut-il d’abord nous nourrir de la Parole et du Pain eucharistique afin de combler nos propres faims?
Prions l’Esprit de Jésus, demandons-lui qu’il ouvre nos cœurs afin que nous soyons attentifs aux faims des personnes que nous côtoyons et qui sont affamées d’amour, de paix, de joie.

Micheline Vaillancourt Gagnon – Le Saint-Sacrement – Évangile (Lc 9,11b-17)    19 juin 2022 

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