«Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Choisis donc la vie!» Deutéronome 30 : 15,19

Deux détenus participaient à une soirée de partage dans le cadre de leur cheminement de réinsertion. Le premier acceptait de recevoir de l’aide : il s’impliquait à l’aumônerie du pénitencier. Il s’était inscrit aux différents programmes que lui conseillait son intervenant afin de gérer sa colère et ses dépendances. Il saisissait toutes les opportunités qui se présentaient à lui afin d’apprendre à mieux se connaître et à changer ses comportements inadéquats. Il avait participé à un processus de justice réparatrice (une série de rencontres ou le détenu rencontre une victime de crime et se met à son écoute). Il reconnaissait la gravité de son crime, il en était responsable et il voulait tout faire pour s’amender, réparer les torts dans la mesure du possible et refaire sa vie. Il voulait sincèrement s’en sortir. Il avait renoué des liens avec ses enfants et les membres de sa famille. Il recevait régulièrement des visites. Il avait même reçu la permission de travailler à temps partiel pour une maison d’hébergement pour itinérants. Il avait choisi la voie de l’ouverture et de la vie.

Le deuxième détenu refusait toute aide. Il participait à la rencontre «de reculons». Il dénigrait les intervenants. Il ne croyait pas aux programmes de réhabilitation. Il refusait d’admettre son crime. Il se disait une victime du système. Il n’avait plus aucun contact avec l’extérieur, aucune visite. Il ne souhaitait pas travailler. Il avait choisi la voie du repli sur lui-même et de l’impasse…

La tentation du malheur

À certaines périodes de notre vie, il nous arrive de succomber à la tentation du malheur.

On voit tout en noir. Les moindres erreurs, les moindres fautes prennent des proportions gigantesques. On se laisse sombrer dans un tourbillon d’apitoiement sur son sort. On reconnait généralement cette période par ces signes :

  • on refuse l’aide qui nous est offerte;
  • on adopte un comportement de victime;
  • on est constamment négatif au sujet d’une personne ou d’un évènement;
  • on porte un regard pessimiste sur la vie, sur notre vie;
  • on se replie sur soi et on «tourne le fer dans la plaie».

Objectif-Vie

Seigneur en ce début de Carême, je prends une décision :

  • Je choisis la vie et le bonheur!
  • Je choisis de voir le monde qui m’entoure avec un regard plein d’espérance et de paix.
  • Je choisis de croire en ta résurrection dans toutes les facettes de ma vie.
  • Je choisis de me voir comme une merveille que tu as créée. Et lorsque le piège de l’apitoiement essaiera de m’attraper dans ses filets, je te prie de m’envoyer la force de ton Esprit Saint afin de m’en libérer au plus vite.

Amen.

Union de prières

Daniel