En ce dimanche, je vous propose une réflexion de Jean-François Hamel :

Se laisser toucher

EN TEMPS DE PANDÉMIE, on ressent très bien les effets du manque de proximité.

Non seulement il est difficile de ne pas se voir en personne, mais le sens du toucher est sérieusement mis en quarantaine. C’est une grande souffrance de ne pas pouvoir se serrer la main, caresser une joue, donner une tape sur l’épaule, faire un câlin, s’embrasser.

Ces gestes sont si importants, si porteurs de tendresse et d’amour ! 

Le toucher fait partie de la vie. Il est un moyen de communication essentiel.

Il est aussi une puissante expression de la foi.

Dans la lecture évangélique de ce dimanche, le toucher est fondamental.

En effet, deux femmes se relèvent d’une situation dramatique grâce à un simple toucher,

un contact direct avec Jésus. Toucher Jésus. Se laisser toucher par Lui.

Est-ce aussi simple que cela ?

Car derrière ce contact, il y a une confiance inébranlable. Il y a la foi.

La foi n’est pas tant un mouvement volontariste qu’un consentement.

Oui, il faut aller vers le Seigneur, s’adresser à lui, voire lui crier notre détresse.

Mais, il s’agit surtout ici d’accepter qu’il devienne notre Sauveur.

Il faut le laisser s’approcher de nous pour qu’il puisse nous toucher.

Droit au cœur. Directement là où la guérison est nécessaire.

Il n’attend que notre assentiment pour agir. Laissons-le nous aimer.

Jean-François Hamel     13e dimanche du temps ordinaire  –  Prions en Église  –  juin 2021

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Seigneur Jésus,  je suis émerveillée devant la foi et la confiance de cette femme et de Jaïre.

La femme est persuadée qu’en touchant ton vêtement, elle sera guérie et Jaïre continue à croire que tu peux sauver sa fille même si on vient de lui annoncer qu’elle vient de mourir.

Seigneur Jésus, donne-moi de me laisser toucher par ta grâce et de m’abandonner en ton amour.

Donne-moi une foi qui place tout son espoir en toi, qui attend tout de toi.

Donne-moi un cœur de pauvre, un cœur qui éprouve un manque,

un manque qui ne peut être comblé que par toi.

Seigneur Jésus, je sais que tu es touché par mes faiblesses, mes peurs, mes misères.

Apporte-moi la guérison du cœur. Amen.

Micheline Vaillancourt Gagnon          25 juin 2021

RE : Évangile  (Mc 5, 21-43)  13e dimanche du temps ordinaire – 27 juin 2021