«Il y a une chose plus triste à perdre que la vie, c’est la raison de vivre, plus triste que de perdre ses biens, c’est de perdre son espérance.» – Paul Claudel

Notre monde est rempli de personnes qui ne voient que le mauvais côté des choses. Qu’il s’agisse de la météo ou de l’économie, beaucoup de gens voient la vie avec pessimisme. Les bons leaders eux, sont des porteurs d’espérance.

Lorsque les temps sont durs, ce sont les bons leaders qui maintiennent l’espérance en aidant les autres à trouver des solutions créatives aux défis auxquels ils sont confrontés. Les bons leaders ont la responsabilité de donner à leur entourage l’espoir qu’il trouvera un moyen de s’en sortir.

Être un porteur d’espérance ne signifie pas que l’on soit un optimiste aveugle. Au contraire, les porteurs d’espérance sont très réalistes. Mais ils sont déterminés. Ils ont un but. Ce but donne sens à leur vie, à leur action. L’abbé Pierre disait que «l’espérance, c’est croire que la vie a un sens». Et c’est dans ce but qu’ils trouvent la détermination de réussir. Cette détermination est plus contagieuse que le plus contagieux des virus. Elle entraine d’autres leaders à leur suite. Elle donne confiance qu’il sera possible de poser des actions qui feront la différence. Elle est un courant qui redonne vie. Comme une automobile a parfois besoin d’être «boostée» en hiver afin de démarrer, l’espérance permet de «survolter» les cœurs en panne !

Il est très difficile de traverser des périodes de crise et de faire face aux défis de la vie sans espérance. Mais la personne qui en est remplie est motivée pour accueillir la vie et tous les défis qu’elle apporte.

Dans son livre «Du cœur de pierre au cœur de chair» André Daigneault dit ceci : «L’important dans la vie, c’est de donner un sens à la vie. L’important c’est d’avoir découvert le vrai trésor qui seul peut combler notre cœur. Nous pouvons rencontrer des chrétiens remplis de connaissances, mais s’ils ne donnent pas l’espérance et la joie, cela ne vaut pas grand-chose. Dans la vie, tant que nous ne savons pas comment nous y prendre pour être heureux et pour rendre les autres heureux, pour aimer vraiment … qui sommes-nous?  Nous pouvons savoir beaucoup de choses; mais si nous ne donnons pas une espérance, si nous ne reflétons pas la joie de vivre, si nous n’avons pas la vraie sagesse au fond de nous, nous ne savons rien.»

En ce temps où nous vivons un changement d’époque, où rien ne sera plus jamais comme avant, «il faut sauver l’espérance. C’est le grand problème de ce siècle.» [1]

Question de leadership : Comment puis-je être un porteur d’espérance dans mon entourage ?

[1] Julien Green, Ecrivain français d’origine américaine, «Extrait du Journal»