Leaders pour un changement titanesque!*

Lorsque le Titanic a commencé à prendre l’eau, les membres de l’équipage ont tenté de faire monter les passagers dans les canots de sauvetage. Mais la plupart des passagers n’en voyaient pas la nécessité parce qu’ils croyaient que le navire était insubmersible. Ils ont choisi de continuer à profiter des cocktails et de la musique alors que le navire se dirigeait à sa perte. Le Titanic a fini par couler. Plusieurs personnes ont perdu la vie.

Sous plusieurs angles, l’Église aujourd’hui fait penser au Titanic…

Bien sûr, l’Église n’est pas le Titanic : elle va continuer d’exister! Mais le modèle de fonctionnement des paroisses et des diocèses, lui, est en train de mourir. Et beaucoup de catholiques ressemblent aux passagers du Titanic. Ils croient dur comme fer que notre « navire-paroisse » ne coulera pas, donc, qu’il n’est pas nécessaire de faire des changements. Pourtant, la réalité nous dit le contraire…

Aujourd’hui, nous sommes devant un choix : soit nous nous accrochons à nos anciennes façons de faire et nous coulons, soit nous mettons à l’eau les canots de sauvetage et nous coopérons avec le Saint-Esprit pour retrouver notre identité de disciples-missionnaires et construire quelque chose de nouveau.

La vraie question que nous devons nous poser est : voulons-nous une nouvelle vie ou préférons-nous laisser les choses aller (en espérant que tout s’effondre après notre mort)?

Changer c’est créer du neuf avec l’Esprit!

Changer, c’est laisser tomber le modèle que nous avons connu pour créer du neuf avec le Seigneur. Le changement demande une grande foi; ce n’est pas un chemin confortable. Dans l’Église, nous voulons souvent le fruit du changement sans la douleur du changement.

Si vous demandez à vos paroissien-nes s’ils désirent une église vivante pour leurs enfants et leurs petits-enfants; une église avec des célébrations dynamiques qui favorise la croissance; une église missionnaire, qui aide les gens à connaître Jésus ; une église qui ose aller vers les périphéries pour travailler avec les pauvres et les démunis, ils vont tous dire: « Bien sûr! » Tout le monde veut ce genre d’église. Mais tentez seulement de changer l’heure de la messe pour essayer de construire ce genre de paroisse, et il y aura une révolte !

Quitter l’ancien modèle et travailler avec le Saint-Esprit signifie que nous devons être les leaders du changement. Ce type de leadership est difficile. Ironiquement, John Ortberg définit le leadership comme « l’art de décevoir les gens à un rythme qu’ils peuvent accepter ». C’est une des réalités du leadership : lorsque nous menons un changement, nous nous éloignons des préférences des gens pour adopter un objectif ou une vision plus élevée. Cette vision exige des sacrifices de la part de tous. Il faut laisser ce qui nous est familier et confortable afin de nous mobiliser pour cette vision et créer la nouvelle structure qui va la soutenir et la nourrir.

Leaders, mettons le cap sur la nouvelle vision!

L’esprit est avec nous!

La vie nous attend!

 

* Ce texte est une traduction librement inspirée du livre « Beyond the parish» du Frère James Mallon