Lors de la dernière journée pastorale, notre évêque Claude Hamelin nous a fait part de quatre « convictions profondes et importantes qui l’habitent », et qui « colorent son engagement »

Je vous les partage et les commente, car je souhaite qu’elles vous apportent autant de joie et d’espérance qu’elles l’ont fait pour moi.

Première conviction :

« L’Église de Saint-Jean-Longueuil est et doit demeurer tout entière en état de conversion missionnaire, c’est-à-dire totalement tournée vers le monde et à son service. »

Nous avons oublié que l’Église est porteuse d’une bonne Nouvelle: Dieu existe, Dieu nous aime et Il veut nous faire participer à son bonheur! Trop de nos contemporains sont comme assis sur le bord du chemin de la vie, en attente de ce message d’espérance. Il faut tout mettre en œuvre afin que ce message révolutionnaire soit entendu. N’hésitons pas à adapter nos structures, nos façons de faire, notre langage, nos horaires afin que ce message soit compréhensible pour la culture d’aujourd’hui. Cet effort de transformation demande un décentrement de nous-mêmes. Comme le Bon Samaritain de l’évangile, qui porte secours à un étranger à moitié mort, il faut que les disciples missionnaires se décentrent d’eux-mêmes et aient cette audace de se faire proches.

« La normale n’existe plus. Le retour en arrière ni le statu quo ne sont possibles: la conversion est la seule option. »

 Deuxième conviction :

« Pour être fidèle à sa mission, l’Église de Saint-Jean-Longueuil doit se rappeler son option préférentielle pour les pauvres. »

Le visage de la pauvreté est multiforme : Qui sont les pauvres aujourd’hui? Il y a le pauvre de biens matériels, le pauvre privé d’emploi, de sa dignité, qui vit l’exclusion et le rejet social. Le pauvre violenté, le pauvre d’amitié, privé de relations vraies et sincères. Le pauvre d’espérance, le pauvre de joie, le pauvre de bonheur. Sans oublier la pauvreté spirituelle dont le pape François dit qu’elle est la pire discrimination.

« Les jeunes adultes aux prises avec des symptômes anxieux ou dépressifs causés par la pandémie ». Les personnes âgées qui souffrent de solitude et d’isolement. Les parents qui s’inquiètent pour leurs enfants et qui vivent des conditions de travail difficiles. « Continuons de nous faire proches de celles et de ceux qui sont les plus vulnérables surtout des membres de notre société que la pandémie fragilise davantage. »

Troisième conviction :

« L’animation de nos communautés chrétiennes doit reposer prioritairement sur tous les baptisés. Tous ont un rôle à jouer. »

Il est urgent que chaque baptisé découvre qu’il est appelé à jouer un rôle et une mission unique dans le plan de Dieu. Dieu nous a donné des dons, des talents qu’il ne faut pas se contenter d’enterrer, mais de faire fructifier en les mettant au service des gens qui nous entourent. Le temps n’est pas à la démission, mais à la formation, à la responsabilisation et à la mission.

Quatrième conviction :

«Nos efforts, si nombreux et si beaux soient-ils, seront vains s’ils ne sont pas nourris par une spiritualité ancrée dans la Parole de Dieu.»

J’aimerais inventer un « théomètre » : un instrument semblable au « compteur Geiger », mais qui mesurerait notre intensité spirituelle! Notre évêque souhaite que nous soyons tellement habités par la Parole de Dieu que nous en devenions contagieux, radieux, lumineux! « Des intimes de Dieu: voilà ce que je souhaite que l’on dise de chacun de nous! » « Que l’on nous reconnaisse comme des femmes et des hommes de tout âge, capables de témoigner simplement de Celui qui vit au plus intime de leur être et envoyés au cœur du monde pour le servir et pour l’aimer. »

Merci, Mgr Hamelin, d’être un homme de convictions!

« Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur : ils vous conduiront avec savoir et intelligence. » Jérémie 3 : 15