Jésus en présentiel !

Quand nous perdons un être cher, nous sommes tristes, nous vivons le deuil de la séparation, nous aimerions qu’il soit encore là avec nous.

Jésus a voulu laisser un réconfort à ses apôtres que son absence remplirait de tristesse.

À la dernière Cène, Jésus a laissé à ses disciples et à nous croyants de tout temps le sacrement de sa présence, une présence éternelle.

Jésus a voulu que nous revivions la Cène en communauté :

« Vous ferez ceci en mémoire de moi » (Lc 22,19)

Quand nous vivons l’eucharistie, le pain et le vin ne sont pas que les symboles du corps et du sang du Christ.

Par ses paroles : ”Ceci est mon corps. » (Mc 14, 22), « Ceci est mon sang » (Mc 14, 24), Jésus se rend présent dans l’immédiat.

Quand le prêtre prononce les paroles de la consécration, la Parole de Jésus est agissante, elle réalise ce qu’elle affirme : le pain devient le corps de Jésus, le vin devient son sang.

L’eucharistie n’est pas qu’une commémoration de la Cène, c’est la présence réelle de Jésus aujourd’hui.

Nous ne pouvons réaliser pleinement toute la grandeur du don que Jésus nous fait dans le sacrement de sa présence.

« L’eucharistie est vraiment “mysterium fidei”, mystère qui dépasse notre intelligence et qui ne peut être accueilli que dans la foi ».
 (Saint Jean Paul II « Lettre encyclique Ecclesia de Eucharistia »)

Je l’ai mieux compris le jour où j’ai lu cette réflexion :

“ De toutes les unions, il n’en est pas de plus grande que celle de l’aliment qui se transforme en la substance de celui qui le prend; et quand nous recevons le Christ, nous sommes vraiment changés en Lui, un avec Lui. La Communion c’est bien l’union la plus étroite qui soit et se puisse concevoir : c’est le dernier degré de l’union ici-bas. “
 (Abbé Fortier ‘L’Eucharistie, pain de vie’)

Jésus nous aime d’un si grand amour qu’il se fait ‘nourriture’ pour nous, il se donne à nous d’une façon inattendue. Quel bonheur d’être aimé d’un tel amour!

Savoir que Jésus désire une union si intime avec nous devrait nous combler d’une joie intense! Notre coeur devrait déborder d’Action de grâce.

Mais parce que nous sommes humains, nous nous habituons au merveilleux, nous le tenons pour acquis…

En cette fête du Saint-Sacrement, rendons grâce au Seigneur pour le don de l’eucharistie et

demandons à l’Esprit Saint d’ouvrir notre coeur à la grandeur de ce grand mystère de vie et d’amour.

Micheline Vaillancourt Gagnon     
Évangile (Mc 14, 12-16.22-26)  Le Saint-Sacrement – 6 juin 2021